Comment vivaient nos ancêtres ?

Chronique et résumé du livre : Comment vivaient nos ancêtres ?

Comment vivaient nos ancêtres ?Phrase-résumé du livre : Jean-Louis Beaucarnot retrace la vie de nos ancêtres au jour le jour, au fil des siècles et de l’année, du berceau à la tombe, il les fait revivre, dans un décor bien dépaysant et avec des mentalités qui paraitront souvent étranges ou décalées. Quels sont les origines et le sens de nombre de nos rituels ? De la chandeleur à Noël, en passant par le 1er Mai, le 14 Juillet ou la curieuse fête des fous. Comment organisait-on le baptême, la première communion, le service militaire et la nuit de noces…Un livre qui retrace notre histoire et notre culture. De leurs coutumes à nos habitudes.

De Jean Louis Beaucarnot, 379 pages, 2009

  1. Le roman vrai des siècles
  2. Le roman vrai d’une vie
  3. Le roman vrai d’une année
  4. Le roman vrai d’un jour
  5. Pourriez-vous vivre sans pétrole ?

L’auteur Jean Louis Beaucarnot nous raconte comment nos ancêtres ont traversé les siècles et vécu leur vie, les années et les jours. Selon lui jusqu’en 1914 le quotidien de nos ancêtres n’a guerre changé, « le glas » de la mobilisation générale fut en Juillet 1914 à en même temps sonné le glas de tout le monde. A partir de ce moment là quelque chose à cassé, les français du 20e et 21e siècle, ne devaient plus ressembler à leurs ancêtres du 15e et 14e siècle. Au cours du 19e siècle, l’accession des paysans à la propriété, la conscription et le service militaire, la révolution industrielle et le début de l’exode rural, avaient commencé à faire évoluer les choses.

Ce livre va nous permettre de comprendre comment vivaient nos ancêtres, de leurs coutumes à leurs habitudes.

 

1 – Le roman vrai des siècles

Du 17e siècle à la révolution, nos ancêtres vont vivre, travailler, souffrir, aimer, penser, pratiquement de la même façon d’une génération à l’autre. La révolution à été comme toute période troublée, essentiellement été l’occasion des règlements de comptes, d’agressions et de délations. C’est Napoléon qui a favorisé le plus nos ancêtres en mettant en place l’ascension sociale et la conscription.

Les paroisses sont un univers fermé et prennent le pas sur la seigneurie qui n’est plus la seule et unique unité administrative. Les gens des paroisses voisines ne se côtoyaient que très rarement les occasions sont lors des parties de choule (l’ancêtre du rugby et du foot)  – voir mon article sur le sire de Gouberville; le carnaval de la St Jean, les extraordinaires charivaris. Il y a aussi les « veillées » où les grands et les petits s’y retrouvaient autour d’une vieille cheminée.

La cloche et le clochard :

Le clochard ne doit rien à la cloche ! La cloche du clocher vient d’un mot celtique, qui aurait été importé dans l’ancienne Gaule par des moines anglo-irlandais. Le mot clochard vient au contraire du latin cloppus ou claudus, signifiant boiteux, mot à l’origine de nos verbes « claudiquer » et « clopiner », de notre expression « clopin-clopant » de nos « éclopés », et aussi de marcher à clochepied »

La ville d’autrefois est intimement liée avec la campagne. Le commerce fourni l’un et l’autre est nourris de foires et marchés. Les villes étaient très sales, fautes d’égouts Rouen se sent d’une demi-lieue remarque un écrivain Normand.

Pourquoi le cochon devient-il du porc ?

Pourquoi les « cochons », ainsi nommés à la campagne lorsqu’ils sont en vie, deviennent-ils des « porcs » ?

Dans le temps Paris a connu une flambée de l’immobilier, au 14e siècle, les loyers augmentent de 700% pour le profil des abbayes et des couvents qui étaient les gros propriétaires de l’époque.

Les gens se réunissaient sur la place de la Grève le long de la Seine pour réclamer du travail. C’est là d’où vient le mot grève qui au contraire est un jour sans travail.

Quand les cultivateurs étaient dans la couture

Le nom de la rue des Coutures-Saint-Gervais étonne toujours le provincial ou l’étranger visitant Paris…

Les habitations de nos ancêtres étaient très variées, allant des maisons en briques, aux murs de terre ou de pisé, des maisons à colombages. La porte d’entrée est très étroite et ne ferme qu’à l’aide d’une corde ou cheville de bois. L’intérieur est sombre et le sol est souvent en terre battue, le parquet est apparu au 14e siècle. Les meubles sont assez rare et la cheminée monumentale.

Quand le fauteuil était un pliant

Pour n’avoir été à l’origine qu’une grande corbeille en bois stressé, notre coffre couffin…

Les plus aisés possèdent une horloge, un vaisselier ou un bahut.

De la maison à l’étranger

On ne pourrait mesurer le fossé entre ces deux mots…

Mais qui étaient ces estrangers ? Les baladins ou Tziganes venus de Bohême ou d’Egypte, les colporteurs qui cheminent à pied et portent sur leur dos une hotte remplie de marchandises.

 

2 – Le roman vrai d’une vie

Du berceau à la tombe, nos ancêtres ont vécu selon des schémas immuables. La naissance marque l’entrée dans le monde des vivants, le baptême dans celui des croyants, le sevrage dans celui des enfants. Puis le mariage les fait entrer dans le monde des adultes jusqu’à que la vieillesse les rattrapent.

La matrone est l’ancêtre de la sage femme, elle est choisie parmi les femmes les plus âgées et doit être bonne catholique et vertueuse pour assister à l’accouchement des femmes. La matrone n’hésite pas à « ondoyer » le bébé si celui-ci se voit menacé avec de l’eau et des paroles baptismales.

De la césarienne au tsar : Tout remonte à Jules César, et même encore plus loin… Le grand empereur se nommait en réalité Caius Julius…

Les enfants qui naissaient déjà mort, ils n’ont pas eu le temps de recevoir le baptême et l’Eglise ne reconnaît pas la sépulture chrétienne et se voient injustement enterrés en terre anonyme.

Les curieux « bains de foule » royaux : Un « marcou » était un « marqué » par le destin, pour avoir reçu une « marque », autrement dit un signe, comme cela avait été, selon la légende, le cas de saint Marcouf ou Marcoul…

Les deux dangers  la naissance sont la bâtardise et l’abandon. Bien que les bâtards soient nombreux dans les familles nobles, l’église au 17e siècle condamne l’adultère et le concubinage. En 1536, Henri II a publié un édit aux termes duquel les filles célibataires enceintes sont tenues de déclarer leur grossesse auprès d’un officier ministériel, un notaire pour abandonner l’enfant. A paris, ce sont de 4 à 7000 enfants qui sont ainsi abandonnés.

Comment se passait le baptême ?

Le bébé à peine né, qu’il doit être amené au plus vite à l’église de la paroisse afin qu’il soit baptisé. Le cortège est formé de la matrone ou quelque voisine qui a aidé à l’accouchement, puis le parrain, et la marraine qui se donnent le bras, le père et éventuellement quelques autres parents, mais jamais la mère qui n’est pas encore « relevée ». Le baptême est souvent un parcours du combattant, la cérémonie n’est jamais très organisé et que bien souvent l’église se trouve à plusieurs kilomètres de la paroisse, la famille doit amener le bébé coute que coute malgré les conditions météorologiques. Le concile de Trente les guettes, dès la fin du 16 siècle, les parents doivent déclarer la naissance de leur enfant sous les 3 jours.

L’église a soin de contrôler l’éventail du choix des prénoms. Seuls étaient admis les noms de saints inscrits au martyrologe ou au calendrier. Les prénoms du nouveau-né est choisi par les parrains et marraines, qui bien souvent lui donnent en fait le leur.

Pourquoi tant de nos rois se prénommèrent-ils Louis ?

Quand Clovis devint Clodivucus qui devint Ludovicus qui devint Louis…

L’acte de baptême est rédigé par le curé en double exemplaire. Les présents sachant signer y apposent leurs signatures plus ou moins maladroitement.

Pendant ce temps là l’accouchée doit rester chez elle pendant 40 jours pour réintégrer la société car elle est considérée comme impure pendant le temps de sa grossesse.

Lorsque les crèches et baby-sitters n’existaient pas, les nourrices étaient là confiées par des parents dont les logements étaient exigus pour élever les enfants à la campagne loin de la pollution urbaine. Mais ces nourrices, malgré leur certificat de bonne moralité pratiquaient leur métier sans grande conscience. Les bébés étaient voués aux pires calamités.

Nos ancêtres allaient-ils à l’école ? La fréquentation de l’école est peu assidue car la présence aux champs est nécessaire. Du coup les français moyens de l’époque sont peu instruits.

Le sexe des lettres : C’est en 1629 qu’un imprimeur Strasbourgeois décide de distinguer la lettre U et V…

Jules Ferry a instauré l’obligation scolaire « Pour tous » ce qui va modifier profondément les forces conservatrices et concurrentielles de l’église et du château. Grâce à l’école, une même langue est parlée partout. Le Glas des patois et dialectes a sonné.

Petite histoire des culottes : Nos ancêtres lointains, notamment les Gaulois, avaient, on le sait, d’abord porté des braies, dont nous avons hérité les termes « braguettes »…

A l’époque, les métiers se transmettaient de père en fils du simple artisan aux conseiller du roi. Dès l’âge de la 1ère communion et du certificat d’études, le fils va travailler avec son père. Mais si ce dernier est décédé, l’apprentissage peut se faire chez un confrère voisin. Le pôle emploi de l’époque : « à la louée » qui était une sorte de foire aux domestiques où les candidats peuvent trouver un employeur.

Connaissez-vous les « colonels à la bavette » ? : A l’origine, le sergent n’était ni plus ni moins qu’un « serviteur », le brigadier commandait une brigade, autrement dit une petite troupe, et le caporal, comme le capitaine se trouvaient respectivement à la tête (en latin « caput ») d’une dizaine d’hommes pour le premier et d’une centaine pour le second…

Les futurs conscrits pour l’armée ne sont pas toujours en bonne santé : d’après des archives de 1872, 30% des conscrits ont des problèmes physiques graves : 5% mesurent moins d’un mètre 45, 9% sont phtisiques ou rachitiques, 4% boiteux ou atteints de hernies, 3% sont bossus ou ont des pieds bots ou plats, 2% ont des troubles de la vue ou de l’ouïe et 1% sont édentés. Pour eux rejoindre l’armée est le voyage de leur vie.

Deux bateaux particuliers : La Quille et le Corbeillard : La « Quille » a pour origine le nom du bateau qui ramenait autrefois les bagnards de Cayenne et le Corbeillard, qui transportait à l’origine vivres et gens entre Corbeil et Paris…

En 1805, un témoin raconte que, le samedi soir, dans le pays de Montbéliard, les gars vont en groupe rendre visite à une belle qui choisit l’un deux pour passer la nuit. Deux siècles plus tôt en Piémont, on appelle « albergement » ces visites des garçons aux filles …

« Si tu le peux, marie-toi dans ton village, et si tu le peux dans ta rue, et si tu le peux dans ta maison », conseille un adage ancien. §Autrefois, le choix du conjoint n’est jamais laissé au hasard. Le mariage n’est pas l’affaire de deux personnes mais de deux familles et d’un groupe social tout entier : celui du village. L’église interdit le mariage jusqu’au 7e degré de parenté, du 12e siècle à 1917, jusqu’au 4e degré. Mais alors comment trouver la bonne personne dans ce lieu étroit où on répugnait à se marier avec un « étranger » ? Un étranger pouvait être une personne du village voisin !

Pourquoi dit-on cousins « germains » ? Il n’y a pas en fait que les cousins qui peuvent se voir qualifier de « germains » et l’on parle tout aussi bien de frères « germains » et de sœurs « germaines ». Qu’entend-on par là ?…

Les mariages étaient souvent arrangés de façon à accroitre le patrimoine foncier et de réduire la dot lorsque par exemples 2 frères épousent 2 sœurs d’une autre famille. L’amour a-t-il une place dans ces mariages qui devient la règle dans les familles bourgeoises ? Oui dit-on car l’amour naît plus tard, au fil de la vie quotidienne, où bien l’amour semble avoir été le privilège des pauvres.

Le code amoureux peut surprendre. Il tient plus souvent de la gymnastique ou de la boxe que de l’érotisme. On se frotte les hanches, on se crache dans la bouche, on se donne des bourrades, comme en Bretagne, ou on se tord le bras.

A peine la demande en mariage effectuée que les pères discutent « affaires » on visite les fermes et on négocie les dots, pendant que les promis filtrent.

Bandits et banlieues : quel rapport ? – Publier les « bans » d’un mariage n’a jamais voulu  dire réserver les sièges…

La veille ou l’avant-veille du mariage, le notaire est convoqué pour rédiger un contrat. La dot est fixée, la liste des dons de bagues, bijoux et le fameux trousseau, véritable malle au trésor.

De toutes les couleurs – Presque tous les noms de nos couleurs viennent du latin, comme blanc et noir, jaune, rouge, vert, rose, violet. Sauf orange, qui vient du mot persan « nàrandj »…

Les coutumes pendant les noces du mariage sont très variées d’une région à l’autre. Par exemple, pendant le repas de noces à lieu une pause consacrée à des divertissements, vol de souliers, enlèvement de la jarretière, bris de vaisselle, etc…

En Bretagne, il est hors de question que les nouveaux époux passent la nuit ensemble car selon la coutume, la mariée doit respecter les « nuits de Tobie », couchant seul et parfois sous bonne garde, pour offrir la première nuit à la Sainte Vierge et la seconde à saint Joseph au risque de voir la noce assemblée et chanter à tue-tête toute la nuit pour les empêcher d’avoir de mauvaises pensées.

A l’époque avoir beaucoup d’enfants était un gage de prosprérité, en tant que main-d’œuvre gratuite.

Petite histoire du préservatif : Où et quand est né le préservatif ? Réponse : sans doute en Egypte, plus de 3000 ans avant Jésus-Christ…

Dans la France d’autrefois, hommes et femmes vivaient rarement ensemble. Chacun à ses activités propres. La femme à la maison est la gardienne de l’âtre, elle tisonne le feu, fait la soupe et cuit le pain. L’homme travaille à l’extérieur étant plus robuste, il assume les gros travaux. Chacun à sa place, sa fonction, selon le sexe comme selon l’âge. Cela changera en 1914 avec la mobilisation  des hommes pour voir les femmes aux champs, derrière la charrue, ou dans les fabriques d’obus.

Le divorce ? Napoléon le fera inscrire au code civil en 1803, supprimé à la restauration, il sera rétabli en 1884 par la loi Naquet.

Relictes et douairières : On ne comptait pas moins de trois mots pour désigner autrefois une femme dont le mari était décédé…

Les veufs ou veuves se remariaient rapidement car souvent avec des enfants à charge ne pouvaient assumer seuls leurs responsabilités parentales.

Si dans un village, l’ordre établi était compromis (mari bafoué, battu, ridicudilisé par sa femme), même lorsqu’un mariage avec un écart d’âge élevé, le mari déchu s’expose au charivari qui est un rituel collectif.

Un oncle d’§Amérique ? Les Barcelonnettes, originaire de la ville de ce nom sont partis pour le Mexique où ils ont fait fortune dans le textile, puis sont revenus à leur pays natal où ils ont fait construite des maisons bourgeoises.

Mais où est le fameux pays de Cocagne ? : La « Cocagne » était pour nos ancêtres un pays imaginaire…

Monter dans les carrosses royaux ! Parmi l’éventail des moyens inventés par les Bourbons pour mieux dominer les nobles…

Nos ancêtres n’avaient pas le temps d’être malade car passant leur vie à travailler. Mais lorsque ceux-ci tombent malades, ils sont soignés par de vieilles recettes qui sont souvent données par des moines et des curés.

Chaque siècle a eu son cancer ou son SIDA. Les hommes de l’an mil redoutent le « mal des ardents » , encore appelé « feu Saint Antoine » qui provoque des gangrènes sèches. Aussi jusqu’au XIVe siècle, la lèpre sème la terreur, puis XVIe siècle vient la syphilis, puis au 18e la variole, puis la tuberculose.

Charles Bovary, « officier de santé » :- Uniquement rencontrés dans les grandes villes, les médecins étaient sous l’Ancien Régime d’autant plus rares qu’ils avaient dû aller étudier…

De quoi donc avait cure un curé ? – De quoi ? Ou plutôt de qui ? Quelle question ! Un curé avait autrefois la cura animarum…

Au cimetière : le gite sans le couvert : – Savez-vous que le « cimetière », selon son étymologie grecque, désignait le « lieu où l’on dormait, le dortoir » ? Dortoir éternel…

Pendants le deuil d’un personne, on ne devait pas participer aux assemblées et cérémonies joyeuses, il était « interdit de danser dans les cimetières ». Cette période de deuil est ponctuée de différentes messes comme la quarantaine, en référence à l’ascension du christ puis la « messe du bout de l’an ».Il y avait plusieurs « classes d’obsèques », cela pouvait coûter très cher, heureusement que Victor Hugo à réclamé le cercueil des pauvres.

 

3 – Le roman vrai d’une année

Si nos ancêtres ont vécu des moments difficiles de restrictions, tels que les jours de jeûnes, le carême, en revanche beaucoup de fêtes, de foires, de carnavals  et de pèlerinages, amènent joies et détentes. Ces bons moments sont liés tant par la nature et les saisons que par la liturgie (rites, cérémonies et prières).

Quand l’année était un anneau – L’année, à tous les niveaux, est une très proche parente de l’anneau. Symbolisée par le cercle et le cycle, comme celui du Zodiaque ou du serpent qui se mord la queue…

De la chandeleur à la Saint – Valentin : En Février, a la Chandeleur, dit-on l’hiver s’arrête, ou prend vigueur. La chandeleur est en effet la fête des chandelles, c’est-à-dire de la lumière qui purifie – la crêpe ne viendra que plus tard. Le 14 février, selon une croyance médiévale, les oiseaux recommencent à s’accoupler. Les pigeons donnent aux jeunes gens l’idée de les imiter et de roucouler de leur côté. Ce serait là l’origine de la Saint – Valentin.

Quarante : nombre sacré : Le Carême doit son nom, en latin (quadragesima) au fait d’être le quarantième jour avant Pâques et donc de durer quarante jours…

Des aménagements ont eu lieux pour accorder des pauses les Dimanches et le jour du milieu « la mi-carême » où les fêtes reprennent.

Savez-vous que la pomme de terre était appelée « l’artichaut des Indes » ? C’est vers 1520 qu’elle débarque discrètement en Europe, dans la cale d’un galion en provenance de ces nouvelles terres d’Amérique que l’on nomme encore les Indes occidentales. La pomme de terre a eu une aventure, elle est passée de la plante du diable à la plante du Roy !

Quand nos ancêtres « charmaient les puces » « Deux verres, ça va ; trois verres, bonjour les dégâts » ! disait voilà quelques années un slogan de la prévention routière… Un slogan évidemment déjà valable pour no ancêtres, qui buvaient volontiers, notamment le soir, avant d’aller au lit…

Nos ancêtres attendaient patiemment la fin du carême avec le Dimanche des rameaux.

De l’œuf ou de la poule… – Un certain Censorinus, grammairien et penseur latin du IIIe siècle, rédigea vers 240 un traité intitulé De die natali, dans lequel il rassembla mille détails et réflexions sur la chronologie et l’histoire du calendrier…

Condamnés à être bouillis vifs – Durant la guerre de Cent ans, les difficultés et misères en tout genre ont souvent jeté par les chemins bon nombre d’aventuriers, à commencer par des soldats mercenaires que les trêves mettaient en quelque sorte au chômage…

Au moyen Age, les pèlerinages sont de formidables aventures. Ces pérégrins, devenus pèlerins parvienne à St Jacques de Compostelle. Ils vont par les rares routes, vivant de la charité et de l’hospitalité des habitants.

Punaise, voilà le diable ! – Comme le nom de Dieu est souvent impersonnel, car devant rester inconnu (Dieu ne livra ainsi à Moïse qu’un nom privé de sens « je suis celui qui est »), celui du diable reste ignorée. Qui oserait le lui demander et pire, qui oserait l’utiliser ?.

Fêtes des Mères et des Pères – La fête des Mères, reconnue officiellement par une loi de 1950, nous est en réalité venue des Etats-Unis et n’est apparue sur nos calendriers qu’en 1920.

Nos ancêtres n’avaient pas de vacances et du coup les plages de la Côte d’Azur au 19e siècle étaient désertes en plein mois d’Aout autant que les rue des Paris sont désertes aujourd’hui le jour de la finale de Roland-Garros ! Sous l‘ancien Régime d’ailleurs, les bains de mer sont inconnus et figurent parmi les remèdes contre la rage.

Vacances et chômeurs – Le mot « vacances » – qui l’imaginerait ? – désigne à l’origine une période de manque…

La foire pour nos ancêtres, est un événement important, une obligation essentielle dans leur vie professionnelle. Au Moyen Age, les premières foires sont organisées par les villes pour vendre leur artisanat aux vilains et aux paysans des campagnes à l’entour, l’année en est jalonnée de foires qui sont rappelées dans les almanachs. Dans chaque foire, on trouve l’arracheur de dents, le marchand de lunettes, l’écrivain public…

La foire n’a jamais été « sous » le pont ! – La foire, où nos ancêtres aimaient se rendre, est encore présente dans certaines de nos expressions, comme « faire la foire », « s’entendre comme larrons en foire », « la foire d’empoigne »…

Les poilus et la Madelon – Pour ne pas s’être souvent rasés, dans les tranchées où ils vivaient l’enfer, les soldats de la Grande Guerre ont été surnommés les « Poilus »…

Grande ourse ou Grand chariot ? : Le mot almanach, emprunté à l’arabe, semble avoir désigné au départ « le livre de la Grande Ourse »…

Un jésu, des saucisses ! – S’il a toujours été couramment admis comme prénom au Portugal, Jésus, qui en hébreu signifie « Dieu sauve »…

Symbole de froid et de l’hiver, le Père Noël est né aux Etats-Unis de l’imagination de Clarke Moore, en 1822, à partir de saint Nikolaus, le saint Nicolas hollandais, popularisé là-bas sous le nom de santa Claus.

Une curieuse fête qui faisait scandale dès le Moyen Age, est celle « des fous », juste après Noel. Bien que certaines villes et évêques l’ont interdit, nos ancêtres se laissaient aller dans du désordre, des sacrilèges et toutes sortes de comportements inadaptées.

Chers rois mages : ils ont pensé à tout ! – Si seul l’évangile de saint Matthieu évoque trois mages venus d’Orient, sans en dire davantage…

Nos ancêtres ont aussi eux des années d’étés pourris ou d’hivers exceptionnellement doux. En 1316, en 1675, en 1816, tous les habitants de l’Europe passent l’été au coin du feu, à l’abri de la pluie et de la froidure.

 

4 – Le roman vrai d’un jour

L’auteur nous raconte qu’au fil des âges, comme au fil de l’année et des saisons, nos ancêtres vivent de siècle en siècle une même vie quotidienne de travail dans les champs, les bois, les vignes, les échoppes d’artisans et de boutiquiers. L’année comme on l’a vue est ponctuée de foires, pèlerinage, carnavals, etc…

Quand le travail était une torture : « Œuvrer », à l’origine « ouvrer », signifait travailler et était employé à la place de ce verbe, qui avait quant à lui le sens initial de souffrir…

Au 19e siècle, la France boit beaucoup d’absinthe qu’on appelle la « fée verte » a tel point que vers 1850, le président de la ligue antialcoolique de l’époque se lamente : « La France boit plus d’absinthe à elle seule que le monde entier » ! Sa consommation atteindra 7000 hectolitres par an en 1874, et 360000 en 1910 !

Et le thé, dans tout ça ? – La croyance populaire attribue la découverte du thé au divin empereur chinois Shên Nung, vivant vers 2700 avant Jésus-Christ et qui, selon la légende, testa plusieurs centaines de plantes et en reconnut les propriétés médicinales.

Le tabac à l’époque coutait déjà cher, à la fin de l’Ancien Régime, on prise, on fume, on chique, au point que certains cahiers de doléances se plaignent du prix trop élevé du tabac, dont Colbert a évidemment pensé à faire un monopole d’Etat.

Mais que vendait donc le boucher ? – Qui fréquente les archives anciennes ne manque pas de s’étonner. Contrairement à ce qu’il s’attendait à trouver, les bouchers et les boulangers sont fort rares…

Nos ancêtres étaient déjà « timbrés » – Le mot « courrier » désignait à l’origine l’ancêtre du facteur…

Jean Louis Beaucarnot rappelle tout comme au début de ce livre que le vrai « changement », que le grand tournant dans l’histoire de la vie quotidienne de nos ancêtres français moyens et anonymes ne fut pas 1789 mais bien la première guerre mondiale et la révolution industrielle.

 

5 – Pourriez-vous vivre sans pétrole ?

Voici la liste des fiches méthodiques que Jean Louis Beaucarnot nous donne pour vivre comme nos ancêtres :

  1. Vous êtes malade ? – Soignez-vous à la façon de vos ancêtres !
  2. Vous êtes amoureux ? Draguez comme vos ancêtres !
  3. Vous vous mariez ? – Mariez-vous comme vos ancêtres !
  4. Vous attendez un enfant ? Accouchez comme vos aieules !
  5. Vous êtes parents ? Elevez vos enfants comme le faisaient vos ancêtres !
  6. Passez l’été à la manière de vos ancêtres
  7. Soyez propres à la manière de vos ancêtres
  8. Test de survie
  9. Retrouvez et trempez la soupe de vos ancêtres !
  10. Expérience d’immersion totale

Le monde d’autrefois, moins pollué, moins dépendant de l’argent, avec ses valeurs qui lui étaient propres, selon vous :

Pour acheter le livre :

le monde de nos ancêtres, était-il un paradis ou un enfer ?

4 thoughts on “Comment vivaient nos ancêtres ?

  1. Bonjour.
    J’aimerai bien lire le livre de Jean-Louis Baucarnot « comment vivaient nos ancêtres ».
    C’est un livre qui doit être assez cher. Jérome, vous avez fait un bon résumé. merci.
    J’ai retrouvé des ancêtres vivants avant le XVIIe, et quelques uns étaient soldats.
    Cordialement
    Roselyne

  2. Franchement, j’aurais du mal à vivre sans pétrole… et accoucher comme nos aïeules, mon Dieu… Je sais que cette méthode (accoucher chez soi SANS SUIVI MEDICAL ET ASSISTANCE MEDICALE) devient à la mode mais j’ai dû mal à y adhérer quand on sait les risques qu’encours ces femmes. Pour le reste. Il y a du pour et du contre mais honnêtement, je préfère mon quotidien d’aujourd’hui plutôt que le leur.
    J’ai un livre similaire de Guy Solenn « Dans la peau de nos ancêtres » du maison d’éditions « très sérieuse » : FRANCE LOISIRS… Ce qui m’amuse c’est que les couvertures sont très proches : une famille autour de la table…

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